Poisson combattant avec néon bleu

Le Néon bleu (Tétra néon) est un petit poisson très apprécié par les aquariophiles. Ses couleurs vives et son aspect métallique ne manquent pas d’attrait. Qui est-il exactement ? Dans quel type d’eau peut-il évoluer ? Voici les meilleurs conseils pour maintenir le Tétra néon en aquarium le plus longtemps possible en bonne santé.

Poisson combattant avec néon bleu

Néon bleu : caractéristiques

Appelé aussi Tétra néon, le Néon bleu (Paracheirodon innesi) est un poisson d’eau douce ovipare, de petite taille, qui appartient à la famille des Characidae. Son espérance de vie est d’environ 6 ans. Originaire d’Amérique du sud, et plus précisément du Pérou, de Colombie et du Brésil, il est aujourd’hui très présent dans la plupart des aquariums des particuliers du monde entier.

Le Néon bleu ne dépasse pas 3,5 cm de longueur. Il est identifiable grâce à la longue bande latérale lumineuse et de couleur bleue (plus courbée chez la femelle) qui suit tout le long de son dos et à son ventre à moitié rouge. Attractif avec ses couleurs électriques, il est d’une grande vivacité. Très sociable avec ses congénères, il vit en banc. Les Néons bleus sont assez indifférents aux autres espèces de poissons.

Néon bleu en aquarium : maintenir des conditions idéales

Le Tétra néon a besoin d’une eau douce dont la température est constante, et comprise entre 18 et 22°C dans son milieu naturel, mais en aquarium elle peut être de 18 à 28°C sachant que la fourchette idéale dans ces conditions d’existence est une eau entre 22 et 25°C. Il est capital pour le maintenir en vie de veiller à ce que la température de l’eau ne fluctue pas.

Le conseil est tout aussi valable en ce qui concerne la dureté de l’eau ou GH qui doit se situer entre 1 et 12. Cette minéralité se définit en fonction de la quantité des ions de magnésium et de calcium. Pour que l’eau de l’aquarium permette de garder longtemps des Néons bleus, elle doit aussi avoir un pH (potentiel Hydrogène) compris entre 5 et 7 qui peut tout au plus monter jusqu’à 7,5.

Ces petits poissons aiment profiter d’endroits ombragés et d’un milieu végétalisé. En revanche, ils préfèrent les aquariums moyennement profonds.

Poisson combattant avec néon bleu

Symptômes de la maladie du Néon

Ce petit poisson d’aquarium est très sensible à un parasite microscopique appelé sporozoaire qui transmet d’ailleurs ce que l’on appelle communément la maladie du Néon et qui ne doit pas être confondue avec la maladie du point blanc. Elle peut en un minimum de temps décimer tous les Néons d’un aquarium, car elle entraîne la dégénérescence de leurs tissus musculaires.

Il est généralement nécessaire d’euthanasier les poissons atteints afin de sauver la vie des autres, avant qu’ils ne soient contaminés. Les signes permettant de repérer la maladie sont l’agitation subite des poissons, l’apparition de taches blanches sur leur corps, ou bien encore des Néons qui semblent ne plus s’intégrer au banc.

Avec quels poissons d’aquarium installer le Néon bleu ?

Le Néon bleu vit en banc. Pour son équilibre, il est donc nécessaire de toujours avoir dans l’aquarium au moins dix à douze Néons bleus, ce qui est très facile quel que soit le budget dont on dispose puisqu’un Tétra néon ne coûte pas plus de 1 € ou 1,50 €.

Peu timide, il peut évoluer dans un aquarium peuplé d’autres espèces de poissons à condition toutefois que ces derniers ne soient pas trop gros, c’est-à-dire pas plus de 15 cm de longueur - car ils risqueraient de ne faire qu’une bouchée des Tétras. On peut donc installer avec des Néons bleus :

  • Le Scalaire,
  • Le Cichlidé nain de Ramirez,
  • Le Néon bleu variété voile,
  • Le Corydoras que l’on appelle plus communément Cory.

Mieux vaut en revanche éviter d’élever des Guppys et des Platys dans un aquarium qui contient des Tétras Néons bleus.

Lorsque l’on souhaite se lancer dans l’aquariophilie, le Néon est un poisson qui convient parfaitement car il est facile. Mais en cas de doute, il ne faut pas hésiter à demander conseil à un spécialiste à disposition dans la plupart des animaleries.

Crédits photos : H. Krisp n°1 - Citron n°2

La question de la cohabitation du poisson combattant revient de façon récurrente et mérite que l’on s’y attarde. En effet, le Betta Splendens souffre de préjugés liés à son exploitation par l’homme qui l’a rendu plus agressif.

Si vous souhaitez faire cohabiter votre Betta avec d’autres poissons ou espèces aquatiques, cela peut être une bonne idée, mais à certaines conditions !  Vous pourrez davantage admirer son éclat en bac communautaire, accompagné de groupes paisibles qui partagent des conditions d’existence similaires. Vous constaterez dans cet article la diversité des espèces compatibles avec le Betta en aquarium : invertébrés ou poissons, la liste est longue ! Voici quelques conseils pour vous aider à réaliser ce projet de cohabitation du poisson combattant.

Cohabitation du poisson combattant : Ce qu'il faut savoir

Le cliché du combat brutal entre deux mâles combattants incite les bettaphiles à maintenir le Betta seul en aquarium. Nous devons bien reconnaître une nature bien plus belliqueuse qu’à l’état sauvage, résultat d’une séparation forcée avec ses congénères par le passionné lui-même ! La cohabitation entre poissons combattants (mâles et femelles) semble alors difficile, mais pas impossible. Cette pratique, nécessitant expérience et observation, reste néanmoins déconseillée aux néophytes. 

Les limites d’une cohabitation avec le Betta splendens

Le Betta est devenu l’emblème du monde aquariophile. Maintenu en nano bac, il déploie toute sa grâce avec ses nageoires ondulantes comme de la soie et ses couleurs intenses. S’il évolue dans un aquarium bien planté avec diverses sources de stimulation, il ne se laissera pas dépérir. Néanmoins, si vous aspirez au bien-être et à la  socialisation de votre combattant en groupe, ce n’est pas irréalisable. Si vous débutez en aquariophilie et que vous souhaitez introduire votre Betta en bac communautaire, tournez-vous vers d’autres espèces. Méfiez-vous, certaines lui ressemblent tellement qu’il peut les attaquer, c’est le cas avec les guppys, les gouramis ou les cichlidés africains.

Poisson combattant avec néon bleu
Une règle : Ne jamais mettre 2 combattants ensembles.

Il représente lui-même une cible pour des poissons plus territoriaux et plus vifs comme le Barbus de Sumatra. Analysez également vos propres ressources. L’erreur est humaine, mais il faut reconnaître que notre manque de recul coûte parfois cher à nos amis aquatiques ! Si vous souhaitez vraiment réaliser ce projet de cohabitation du combattant avec d’autres espèces, évaluez avant vos capacités matérielles et personnelles.

Choisir un aquarium adapté à toutes la communauté

Le Betta Splendens appartient à la famille des Labyrinthides et est pourvu d’un appareil respiratoire particulier, le labyrinthe. Il doit remonter régulièrement à la surface pour absorber l’oxygène de l’air. Privilégiez un bac peu profond et des compagnons qui s’acclimateront à cette contrainte. Il possède des voiles beaucoup plus longs qu’à l’état sauvage, caractéristiques qui nécessitent une filtration douce pour les préserver. Il se sentira en sécurité dans un aquarium bien planté, ce qui conviendra aux autres pensionnaires !

Les espèces pouvant vivre avec le poisson combattant

Le combattant se plaît dans une eau neutre, idéalement à 25°, au pH variant entre 6,5 et 7,5 et d’une dureté moyenne. Diverses configurations d’aquarium s’offrent à vous : bassin cosmopolite pour la diversité, bassin asiatique pour un écosystème plus familier ou petit bassin dédié avec de discrets invertébrés…

Betta splendens dans un bac cosmopolite

Quelques espèces d’origines diverses pour une cohabitation stimulante et pacifique :

  • Les Platys sont des vivipares américains très pacifiques avec les autres espèces. Ils vivent en petit clan et en harem. Privilégiez un groupe de 8 à 10 membres dans un aquarium de 80 litres au moins et densément végétalisé;
  • Les mollys, très courtisés en aquariophilie, expriment vivacité et indépendance. Plutôt robustes, ils s’accommoderont parfaitement des conditions de maintenance de leurs voisins combattants. Toutefois, leur nature grégaire et active implique de prévoir un bac de 200 litres pour 8 individus au minimum ;
  • Les tétras (Néon tétra, Tétra bleu ou Cardinal) affichent un comportement collectif très agréable à observer. Discrets, ils représentent des hôtes parfaits pour des bacs communautaires. Vous penserez à y planter végétaux et racines immergées qui regorgeront de cachettes. Ce spécimen omnivore, mais surtout carnivore appréciera un repas type du Betta composé de daphnies par exemple ; 
  • Les corydoras sont indépendants. Ils ne se préoccuperont pas de leur voisin et ne le provoqueront pas. Comme les tétras, ces poissons originaires d’Amérique du Sud vivent en banc. Sa préservation en colonie dans un bac de 120 litres minimum s’avère essentielle à son bien-être ;
  • Les cichlidés nains d’eau dure sont des poissons tropicaux, issus du bassin amazonien. Ils proposent une diversité de couleurs qui favorise leur popularité. Ils coexistent en petit groupe et affectionnent un environnement feuillu pour s’y reproduire discrètement. C’est une espèce facile à nourrir, calme et qui partagera des conditions de maintenance proche de celles du Betta Splendens.
  • Les guppys endler se distinguent des guppys communs et peuvent constituer un voisin de premier choix pour le combattant. D’apparence peu provocante, ses besoins de maintenance sont relativement identiques aux exigences du Betta.

Le combattant dans un biotope asiatique

Privilégiez des groupes de petits poissons pour une contenance minimale de 100 litres. Voici quelques idées d’espèces :

  • Les danios ou « poissons zèbres » sont recouverts de rayures horizontales noires. Leur tempérament vif réclamera une grande surface de nage (100 litres pour 10 sujets). Indépendants par nature, ils n’importuneront pas le combattant ;
  • Les rasboras arlequin, originaires d’Eurasie, évoluent paisiblement en banc. Ils s’épanouiront au sein d’un groupe de 15 individus dans un bac de 100 litres;
  • Les khulis, sont des loches naines qui ressemblent à des anguilles. Ces poissons au corps svelte se reconnaissent par leur couleur jaune orangé tachetée de zones plus sombres. Les khulis vivent la nuit, leur voisinage restera donc discret.

Une cohabitation du Betta avec des couples reproducteurs impose beaucoup de vigilance. Vous devrez prévoir une solution de repli, car il risque de manger les alevins !

Cohabitation du combattant avec des invertébrés

Si votre choix se porte sur une maintenance en petit bac, une cohabitation du Betta Splendens avec des invertébrés représente une alternative intéressante :

Les Escargots

Les escargots s’accommoderont à l’écosystème du poisson combattant. Dans un aquarium de 20 litres, ils évolueront dans une eau à 24-25°, douce et neutre, avec un pH idéal de 7 à 7,5.

  • Les Melanoides tuberculata s’activent la nuit. Ils ignoreront votre combattant, affairés à brouter les algues sur les décors et les vitres. Carnivore et détritivore, le Mélanoide tuberculata ne touchera pas aux plantes de l’aquarium, excepté celles qui se décomposent. Faites preuve de vigilance, car ils se reproduisent très vite ;
  • Les escargots planorbes adorent la laitue, les algues et les restes de nourriture de votre Betta. On les désigne en anglais sous le nom de ramshorn snail, car la forme de la coquille ressemble à une corne de bélier.
  • La nérite des rivières tient ses origines d’animaux essentiellement marins dont elle a conservé la coquille épaisse et très décorée. Ce gastéropode proposera une cohabitation sans heurts au Betta, occupé à nettoyer votre aquarium des algues qui l’envahissent !

Les crustacés

Les crustacés représentent un choix intéressant pour tester le comportement du Betta Splendens. La température de l’eau devra se situer autour de 24° avec un pH de 7 (ils préfèrent une eau plus froide mais supporteront l’eau chaude du Betta). De nature grégaire, prévoyez-leur un aquarium de taille moyenne, entre 50 et 100 litres.

  • Les crevettes fantômes sont transparentes, ce qui les rend particulièrement originales. Moins territoriales que certaines de leur espèce, elles créeront une petite colonie sympathique;
  • Les écrevisses naines ne dérangeront aucunement le combattant. Chacun profitera d’un territoire bien délimité, l’écrevisse au fond de l’aquarium, le Betta au sommet de celui-ci ! Elles évoluent en groupe de 10 et apprécient les écosystèmes bien plantés;
  • Les crevettes Amano représentent un très bon choix de cohabitation avec le poisson combattant. Par leur taille, elles sauront lui faire face. Pour un voisinage harmonieux, chacun bénéficiera d’un espace bien circonscrit et végétalisé.

Le combattant a besoin des stimuli liés aux interactions sociales pour s’épanouir et vous montrer le meilleur de lui-même. Une cohabitation avec d’autres espèces bien pensées rend cet objectif tout à fait réalisable. La vie en communauté apprend à ses membres à réguler les instincts violents, c’est vrai pour chaque espèce !

Si vous avez apprécié cet article ou si des questions subsistent, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

Quel poisson avec des néons bleu ?

Le Scalaire, Le Cichlidé nain de Ramirez, Le Néon bleu variété voile, Le Corydoras que l'on appelle plus communément Cory.

Quel poisson mélanger avec combattant ?

Les espèces de poissons compatibles avec le poisson combattant sont :.
L'Ancistrus..
L'Hemigrammus Rhodostomus..
Les moules d'eau douce ou les escargots..
Les Corydoras ou les Pangio kuhlii..
La Daphnie..
Le Gourami miel..
Le Gourami perlé.
Le Gourami bleu..

Puis

Dans le contexte d'une coexistence entre ces deux espèces, votre Betta sera introduit après les Guppy pour éviter les risques d'agressivité. En procédant dans ce sens, vous introduirez le combattant sur le territoire des Guppy, ce qui le rendra normalement moins agressif.

Comment savoir si le combattant est heureux ?

Mon poisson combattant est-il en bonne santé ?.
Nage quand vous approchez..
A des couleurs vives..
A les nageoires en bon état..
Parade lorsqu'il est face à un autre mâle : il déploie ses opercules (joues) et ses nageoires..